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Mais que recouvre cette appellation de qualité urbaine ? C’est avec cette question que s’est ouverte mardi 19 juin 2007 une nouvelle rencontre des Ateliers du renouvellement urbain en Rhône-Alpes. Pour l’occasion, l’ARRA avait choisi d’associer à cette journée des représentants des collectivités locales, porteuses de projets et des Directions départementales de l’équipement concernées. Près de 50 participants ont assisté à cette journée, animée par une équipe d’architectes et urbanistes intervenant dans des projets de renouvellement urbain en Rhône-Alpes et ailleurs (Jean Werlen, Guy Clapot, Marc Dauber et Thierry Roche).
Densité : le grand malentendu La qualité urbaine a été abordée sous 4 angles différents : l’insertion du quartier dans son environnement urbain, la question de la densité, la trame urbaine comme résultante de la trame foncière, la qualité architecturale et les nouvelles formes d’habitat pour le renouvellement urbain. Pour chaque thème, les intervenants ont alterné l’approche analytique et conceptuelle, et les présentations de projets en cours ou réalisés. L’approche de la densité a notamment permis aux participants de toucher du doigt combien le décalage de perception entre la densité réelle et la densité ressentie, pouvait être source de malentendus, voire de rejet, d’un certain nombre de formes urbaines et architecturales. Des pistes ont ainsi été tracées pour permettre aux acteurs présents de mieux aborder cette thématique, tant avec la population qu’avec les décideurs, et exemples à l’appui, d’être en mesure de répondre aux vraies attentes que traduit ce rejet de la densité : besoin d’intimité, sentiment d’entassement … Les germes d’une nouvelle étape du renouvellement urbain ? La présentation de la réflexion engagée par l’équipe « Urbitat, Quartiers, Dauber, Complémenterre », pour le compte de l’OPAC de l’Ain à Bellegarde-sur-Valserine dans l’Ain, a permis d’éclairer les propos relatifs à la nécessité d’aborder les projets à partir de l’existant, ce qu’il a de positif, et quel parti peut en être tiré. Partant du principe qu’un territoire porte en lui-même sa propre capacité à évoluer et à se renouveler, les années à venir nous donneront peut-être l’occasion de sortir d’un choix parfois binaire entre la logique de la « terre brûlée » et le statu quo… La démarche initiée par l’OPAC du Grand Lyon sur le devenir de certaines de ses tours, réflexion confiée à l’Atelier Thierry Roche, s’inscrit dans le même registre. Et si les futures pages de la politique du renouvellement urbain étaient déjà en cours d’écriture sur certains territoires ? |