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Renouvellement urbain et gestion urbaine de proximité : le quartier de Teisseire à Grenoble
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Pour l’ANRU, la gestion urbaine de proximité a été élevée au rang de condition d’éligibilité des projets. Pour autant, l’ANRU n’en précise pas finement les modes opératoires. Elle cherche plutôt à vérifier qu’une rationalisation des espaces du quartier (le foncier urbain « banal ») et une amélioration de la gestion urbaine sont bien inscrites dans le projet. Zoom sur l'expérience du quartier Teisseire à Grenoble.
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L’Atelier Renouvellement Urbain de Rhône-Alpes, dans le cadre de son cycle de rencontres 2004 a organisé, le 21 octobre, une visite de l’opération de résidentialisation du quartier Teisseire de Grenoble. Cette journée a permis d’ouvrir, à partir d’un échange avec les acteurs locaux porteurs de ce projet, une réflexion plus large sur l’articulation entre renouvellement urbain et gestion urbaine.
L’observation de terrain montre que l’ampleur du projet de restructuration urbaine, au travers de la résidentialisation, génère des besoins sur le plan du fonctionnement et entraîne une évolution des méthodes de travail internes et partenariales. L’organisme doit gérer de nouvelles dynamiques de territoires et l’on assiste à la mise en place progressive de modes de gestion différenciés, selon les résidences.
Le projet de résidentialisation a en effet imposé à l’organisme une analyse de sa gestion locative et du lien avec les autres acteurs de la gestion urbaine. L’évolution de la gestion sociale et urbaine de proximité, composante de l’opération, est sensible, avec une gestion de proximité renforcée par ACTIS après concertation avec les habitants.
La gestion de proximité s’articule, dans des échelles nouvelles, à chaque ilôt résidentiel et peut se décliner sur mesure.
En parallèle à la réflexion sur la diversité du produit d’habitat, menée en grande partie avec les locataires (profils des halls d’entrée, niveaux de sécurisation, agrandissement ou pas des cuisines et implantations de balcons, création de boxes ou espaces verts…), l’organisme se penche sur la diversité et l’adaptation de sa gestion.
On peut évoquer ainsi :
- la création d’un éclairage supplémentaire de pied d’immeuble , et du fait des redistributions foncières, un débat avec les locataires sur les incidences en matière de charges locatives…
- la mise en place progressive de la collecte des ordures ménagères en direct par la ville, sur espaces publics…avec le nécessaire accompagnement par les personnels de proximité de ce traitement plus rationnel de la chaîne des déchets,
- la création pour chaque unité résidentielle d’un comité de résidents…puis un contact permanent avec ce dernier sur les évolutions de la gestion de proximité, l’appropriation des lieux …
- à l’échelle de chaque résidence, suite à la création d’espaces « tampon » entre la zone privative de rez-de-jardin et l’espace public, une évolution des métiers des agents de proximité et particulièrement de ceux en charge de l’entretien des nouveaux jardins…
- l’observation des nouveaux usages des espaces publics après achèvement du projet…pour redéfinir les priorités en matière d’entretien et de revalorisation de l’espace…
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