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Des apports précieux en phase de définition du projet Les savoir-faire développés dans les démarches de gestion urbaine de proximité permettent d’alimenter la réflexion en amont sur le projet. Le recueil des attentes des habitants et des gestionnaires, actuels et futurs, est en effet une étape à ne pas négliger dans la réflexion amont. Cette étape est riche d’enseignements et permet de veiller à la cohérence des options du projet avec la gestion et les usages. Une autre étape, pas toujours facile à mettre en œuvre, consiste à intégrer la question des coûts de gestion futurs, et à anticiper l’impact de la définition des aménagements et du choix des matériaux sur les charges locatives. La présentation de l’expérience conduite par la Ville de Vaulx-en-Velin, les bailleurs sociaux, la Communauté Urbaine de Lyon et la maîtrise d’œuvre dans le cadre du projet de restructuration du quartier d’Ecoin sous la Combe à Vaulx-en-Velin, a été à cet égard une excellente illustration de l’intérêt et de la difficulté d’un tel exercice. Le postulat de base était que la restructuration des quartiers ne devait pas entraîner d’augmentation de charges pour les locataires. Les acteurs ont donc tenté d’avoir une visibilité globale de l’évolution du coût des charges pour les locataires et pour les collectivités en comparant la situation avant travaux à une projection après travaux. Au stade de l’avant projet, une estimation des coûts de gestion futurs a été réalisée par les bailleurs d’une part, par la Ville de Vaulx-en-Velin d’autre part. Une mise en commun des résultats des expertises a permis de partager les diagnostics, d’échanger sur les pratiques respectives des gestionnaires, et a conduit les partenaires à se mettre d’accord sur un coût d’objectif à atteindre lors de l’élaboration du projet. Cet objectif a été transmis à l’équipe de maîtrise d’œuvre, assorti d’un certain nombre de préconisations sur le choix des végétaux, les solutions d’arrosage, etc… La présentation de cette expérience a confirmé que l’entretien et la gestion sont des domaines à appréhender très en amont des projets pour améliorer la qualité du service rendu aux usagers et réduire les charges des organismes, des locataires et des collectivités. Pour autant, les échanges entre les participants de l’atelier ont montré que ce champ d’action est aujourd’hui insuffisamment exploré dans le cadre des projets de renouvellement urbain. Accompagner le projet de renouvellement urbain En phase chantier, la gestion urbaine de proximité peut contribuer à la réduction des nuisances et au maintien d’un bon niveau de service aux habitants. Elle peut faciliter la vie dans et autour d’un immeuble partiellement vide, en cours de relogement et en limitant les nuisances liées au chantier, sur les espaces collectifs. L’OPAC du Rhône a témoigné de son expérience dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain du quartier Armstrong à Vénissieux. Les points sensibles de l’opération étaient les suivants : - durée de la libération des logements s’étant étalée sur 5 ans, lutte contre le sentiment d’isolement, les risques de squat, en procédant à des visites régulières des locaux - gestion de l’inflation des quantités d’encombrants liée aux relogements - problématique de la diminution de prestations d’entretien moins bien amorties en terme de répartition des charges - combler les couvertures des logements vacants pour limiter l’image négative renvoyée aux habitants et aux riverains par les fenêtres cassées Ces quelques exemples témoignent de l’attention portée au quotidien par les équipes de terrain des bailleurs, pour qui l’opération de renouvellement urbain génère des contraintes et des réponses spécifiques à trouver. Intervenir en marge du projet, sur des espaces non concernés Les démarches de gestion urbaine permettent aussi d’intervenir sur des parties du quartier non concernées ou pas encore, par le projet de renouvellement urbain. L’enjeu est alors de gérer l’attente et de donner aux habitants des signes d’amélioration de leur cadre de vie quotidien. C’est ainsi que des projets stratégiques de gestion urbaine de proximité ont été élaborés sur les quartiers des Minguettes et de Max Barel à Vénissieux. Une formation action partenariale animée par le CSTB et mobilisant les bailleurs sociaux, l’équipe GPV, les services techniques de la ville et de la communauté urbaine de Lyon a été le support de cette démarche. Les objectifs poursuivis étaient l’acquisition d’une culture commune de la gestion urbaine de proximité, afin de développer de la coopération, de créer les conditions de sa pérennité et d’améliorer les modes d’organisation de chacun. La démarche a déjà été mise en oeuvre sur le quartier de la Darnaise (accompagnement du projet de renouvellement urbain, problématiques de résidentialisation et arrivée du tramway), sur le quartier Pyramide (définition d’un projet urbain), et sur le quartier Léo Lagrange (non concerné par les projets de renouvellement urbain). En 2007, la démarche se poursuit sur 3 nouveaux quartiers. L’ensemble de ces expériences, ainsi que l’expérimentation de collecte des déchets en silos semi enterrés ou enterrés à Rillieux-la-Pape, présentée par l’OPAC de l’Ain, ont permis aux membres des Ateliers du renouvellement urbain d’échanger sur une dimension très opérationnelle et souvent pragmatique de la mise en œuvre des projets, qui devrait peser fortement sur la « réussite » du renouvellement urbain, dont l’un des objectifs est d’améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers concernés. |