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La démarche, appuyée par le cabinet Sémaphores, s’est mise en place en deux temps : un premier temps qui a permis de « tester » la grille de consolidation à une échelle géographique réduite, et un deuxième temps, consacré à l’ensemble du patrimoine du Rhône. L’étude est complétée par une partie plus qualitative, relative à la vision stratégique des dirigeants. La consolidation des PSP montre un projet ambitieux. En effet, sur la période 2006-2012, les organismes du Rhône prévoient des investissements à hauteur de 3 864 M€. Si la part la plus importante est consacrée au développement (76 %), 13 % de ce montant seront affectés à l’amélioration du patrimoine, 7 % à la maintenance et seulement un peu plus de 3 % seront dévolus aux démolitions. Ainsi, le projet de développement prévoit le financement de 3 000 logements neufs par an pour la période 2006-2012, et une forte augmentation du niveau d’investissement lié à l’amélioration du patrimoine, puisque l’on passe de 32 M€ par an pour la période 2003-2005 à 74 M€ par an pour la période 2006-2012 ! Les organismes Hlm envisagent également de mettre en vente une partie de leur patrimoine. Relativement peu, puisque 1 304 logements seraient proposés à la vente entre 2006 et 2012 (soit 1 % du patrimoine rhodanien). Ceci représente une ressource de 46 M€ pour la période, et permettrait un apport de fonds propres des organismes, pour près de 2 000 logements neufs, aux conditions économiques de 2006 bien sûr. La réalisation de l’ensemble de ces travaux devrait générer 11 000 emplois, contribuant ainsi à l’attractivité économique du territoire. Les enjeux liés aux PSP, pointés par les dirigeants, concernent la nécessaire prise en compte des évolutions sociologiques (vieillissement, handicap, évolution de la structure des familles…), l’obligation du développement d’une offre diversifiée et de qualité, malgré un contexte économique difficile (rareté et coût du foncier, équilibre d’opération nécessitant de plus en plus de fonds propres et de financements complémentaires…), et le risque d’obtenir un retard dans l’entretien du patrimoine, situé dans des secteurs non classés comme prioritaires par les pouvoirs publics (quartiers bénéficiant d’un projet cofinancé par l’Agence Nationale du Renouvellement Urbain). Les dirigeants des organismes recensent par contre des opportunités à saisir, tellesque l’implication croissante des collectivités dans le développement du logement social et une prise de conscience directe des élus concernant les enjeux de l’habitat. |