Afin de garantir l’homogénéité des pratiques et approches de la prévention des risques liés à ces interventions d’entreprises extérieures, une formation en interne du personnel dédié à ces dossiers semblait souhaitable. Elle s’est déjà déroulée, au cours du 2ème trimestre 2009, dans deux organismes que nous sommes allés interviewer (Nathalie Garcarek pour Dynacité et Lionel Seigner pour l’OPAC du Rhône). A qui s’adressait cette formation dans vos organismes ?
Lionel Seigner – OPAC du Rhône La formation s’adressait aux personnels donneurs d’ordre interne : les techniciens des agences qui commandent les travaux d’entretien courant, les coordinateurs de travaux de gros entretien sur les territoires, et, pour les bâtiments administratifs, les moyens généraux et le service patrimoine, soit au total 26 personnes. La formation a été dispensée par un cabinet externe, spécialisé dans la prévention des risques. Nathalie Garcarek - Dynacité Dans notre organisme, le groupe s’est constitué avec un référent par agence et, au niveau du siège, le personnel qui côtoie les entreprises extérieures sur le terrain en lien avec les opérations de rénovation ou de construction, le petit ou gros entretien (gestion immobilière, technique, patrimoine,….) soit 12 personnes. J’ai moi-même, en tant que responsable hygiène et sécurité, participé à la formation. Le formateur externe s’est approprié les documents proposés et produits par le groupe de travail de l’ARRA sans difficulté ; ils répondent parfaitement à la réglementation.
Comment les participants ont-ils perçu cette formation ?
Nathalie Garcarek- Dynacité Les participants ont d’abord été surpris par cette réglementation peu connue, un peu apeurés,…. puis convaincus par les documents qui leur étaient proposés, car abordables et simplifiant la lecture juridique. Ils sont du reste en ligne dans la base créée à Dynacité sur l’intranet : le Plan Automatique de Classement (PAC) Sécurité, accessible à tous.
Lionel Seigner – OPAC du Rhône Les formations ont été bien perçues, même si, au départ, cela implique un changement de méthode, un temps d’adaptation et plus profondément, une nouvelle culture sécurité à intégrer. Les outils ont, en effet, été appréciés car simples et opérationnels.
Quelles suites, quels effets de ces formations ?
Lionel Seigner – OPAC du Rhône Les outils proposés en formation sont annexés au cahier des charges des appels d’offre pour l’entretien courant, ce qui n’était pas le cas auparavant. Pour les plans de préventions, c’est la nouvelle version qui est appliquée. Enfin, pour le plan de sécurité, la mise en œuvre est progressive pour nos opérations de gros entretien. Toutefois, cette démarche nécessite d’accompagner nos entreprises, pour la prise en compte de ces règles de sécurité. De ce point de vue, les « grosses entreprises » ont un retour très positif ; pour les plus petites, il faut un temps d’intégration et d’adaptation à cette approche sécurité. Des contrôles ponctuels du respect des règles de prévention sont effectués. Une évaluation du dispositif sera réalisée en fin d’année, à partir d’un retour d’information de nos directions territoriales et fonctionnelles. Nathalie Garcarek- Dynacité Après la formation, une réunion avec les participants a permis de créer un tableau de synthèse balayant tous les types d’interventions possibles et, au regard de cette typologie, le processus à décliner (à l’aide des trois documents), selon que l’on est au siège, en agence ou en antenne. Concrètement, doivent être ainsi identifiés : quelle est la personne qui doit déclencher le processus et quand ? Quel support doit-elle utiliser et avec quelle périodicité ? Qui doit signer le document, à qui le transmettre et faut-il le déposer dans le PAC sécurité ? Qui contrôle le bon déroulé, comment et où ? En fin d’intervention, où stocker le document ? Ce travail de cadrage (sous forme d’un tableau Excel) simplifie et automatise les processus pour les utilisateurs.
La direction s’est-elle impliquée dans cette démarche ?
Nathalie Garcarek - Dynacité La démarche se met peu à peu en place. Elle est régulièrement évoquée au niveau du Comité de Direction et fera l’objet d’une communication en interne. On sent l’évolution de la culture d’entreprise par rapport à la sécurité, dans toutes ses dimensions.
Lionel Seigner– OPAC du Rhône Cet engagement sur la mise en œuvre de la sécurité a été conforté et affiché par notre nouveau Directeur Général. La volonté de faire évoluer les pratiques sur ce thème, dans une logique d’amélioration, est aujourd’hui palpable. Le « Mode d’emploi » pour les interventions des entreprises extérieures, produit par notre groupe de travail au sein de l’ARRA, répond aux attentes des bailleurs sociaux et contribue à la qualité du service rendu pour une meilleure satisfaction de nos clients.
(1) Dynacité (Nathalie Garcarek), OPAC DU RHONE (Lionel Seigner), GRANDLYON HABITAT (Michel Gomez), Batigère Rhône-Alpes (Luc Priem) et OPAC Savoie (Philippe Marteel)
(2) Disponible sur simple demande à l’ARRA
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