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« Partenariat pour la Tranquillité » évolue !    

Anne Sibois, Directrice Générale Adjointe de l’OPAC de l’Ain, membre du Bureau de l’Arradep, et Bernard Simon, Directeur de l’ARRADEP, répondent à nos questions pour mieux comprendre l’évolution du dispositif « Partenariat pour la tranquillité ».



On connaît l’ARRADEP en tant qu’outil d‘insertion créé par le mouvement Hlm en Rhône Alpes, mais une de ses activités vise particulièrement la tranquillité dans les quartiers.
 
Anne Sibois : Vous avez raison de rappeler que depuis sa création par les organismes d’hlm de Rhône-Alpes, il y a 13 ans , l’Arradep a permis à plus de 3 500 adultes en difficulté de renouer avec des perspectives professionnelles. La vocation de l’ARRADEP est double : contribuer à faire reculer le chômage dans les quartiers d’habitat social tout en améliorant le cadre et les conditions de vie de leurs habitants.
 
C’est avec la même volonté de répondre au besoin d’une amélioration de la qualité de vie que des bailleurs de l’agglomération lyonnaise ont initié une démarche expérimentale, en 2000, pour contribuer à ramener la tranquillité au sein des résidences.
Ils ont confié à l’Arradep la mise en œuvre de cette démarche dénommée depuis « Partenariat pour la tranquillité ».
Le dispositif étend la présence des personnels sur les quartiers, en soirée après la fin du service de proximité assuré par les bailleurs : afin d’éviter les rassemblements et les nuisances qui en découlent, faire des rappels au règlement intérieur pour éviter certains débordements.
 
C’est parce que cette expérimentation a obtenu des résultats positifs que les bailleurs de l’Agglomération lyonnaise ont décidé de poursuivre cette action.

Mais vous avez décidé de transférer cette activité ! Pourquoi, puisque vous affirmez que les résultats sont positifs ?

Bernard Simon : C’est parce que l’expérimentation est positive qu’il est aujourd’hui possible d’envisager son transfert. Elle est positive parce qu’elle a atteint un stade de professionnalisation après plusieurs évolutions. L’ensemble des salariés composant ce dispositif sont des salariés en CDI, on ne retrouve plus la raison d’être de l’ARRADEP, dont toute l’énergie doit être concentrée sur l’insertion professionnelle.

Un transfert, mais vers quelle structure ?

Bernard Simon : Ce sont les bailleurs, les mêmes que ceux qui utilisent les services du dispositif au travers de l’ARRADEP, qui se constituent en « Groupement de commande », et qui organisent un appel d’offres pour retenir une entreprise qui assumera ces missions en reprenant bien sûr l’intégralité du personnel, mais aussi les modes opératoires expérimentés. Il s’agira vraisemblablement d’une entreprise du secteur de la médiation / sécurité.

Mais avec une entreprise de ce type comment pouvez vous être sûrs que la nature des interventions sera adaptée aux besoins spécifiques de ces quartiers ?

Anne Sibois : Vous pensez bien qu’il ne peut être question pour les organismes d’hlm de l’Agglomération de prendre un quelconque risque de dérive. La mission sera contrôlée au quotidien par une équipe désignée par les bailleurs, le personnel gardera la désignation « Partenariat pour la Tranquillité » et circulera avec les mêmes instructions qu’actuellement.
Nous avons rencontré de nombreux Maires de l’Agglomération et nous nous sommes bien entendu engagés sur ce sujet, comme vis-à-vis de nos autres partenaires, Grand Lyon et Etat notamment.

Ce transfert ne signifie donc pas que vous vous engagez vers des actions de sécurité dans les quartiers ?

Anne Sibois : A chacun son rôle. Notre rôle de bailleurs est de permettre à nos locataires de jouir paisiblement de leur logement. C’est même le Code Civil qui nous le rappelle !
Nous agissons sur une première étape, à la demande, disons le, de nos locataires eux-mêmes avec lesquels nous définissons le cadre de notre intervention de bailleur.
Au-delà si des moyens plus proprement identifiés comme étant de nature plus sécuritaire s’avèrent nécessaires, ce sont les forces de l’ordre que l’on appelle. Et un travail de partenariat avec elles existe, et de façon efficace, dans l’intérêt de nos locataires.

Et l’équipe actuelle, que devient-elle ?

Bernard Simon : Comme nous l’évoquons précédemment, les 31 salariés concernés seront repris, dans leurs conditions actuelles, et intégrés au sein de la nouvelle entreprise.
Une partie continuera exactement le même métier, ceux qui le souhaitent pourront trouver dans une entreprise d’une taille plus importante, des débouchés que l’ARRADEP, association d’insertion, ne peut de toute évidence offrir  à ce type de professionnels.
La négociation avec les partenaires sociaux se poursuit pour  informer, expliquer, rassurer.
 
ARR@net n° 12 - Juillet 2007
 

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